Mindset et leadership

01 octobre 2026

Vous perdez des clients à chaque fois que vous ouvrez la bouche.

T

Thamani Couchy, animateur du club d'affaires Protéine de Meaux

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3 min


Imaginez Leonardo DiCaprio avec la voix de Roselyne Bachelot criant : « I’m the king of the world !!! »


Le charisme s’en est allé, l’attraction et l’admiration aussi.


Si je vous dis : « I have a dream ! », vous pensez à qui ? Vous ressentez quoi ? (J’espère que personne ne répondra Francky Vincent !)


Bien sûr, on pense à Martin Luther King, et ce qu’on ressent, c’est au minimum la solennité du moment.


Quand on y réfléchit, il n’a fait qu’ouvrir la bouche et en faire jaillir des mots. Rien de bien extravagant ! Pourtant, ses mots ont figé le temps.


Nous savons qu’il existe des mots qui pèsent plus que d’autres.

Qui retentissent plus que d’autres.

Qui chamboulent plus que d’autres.

Certains mots sauvent nos maux !


Le problème, c'est que certains entrepreneurs sont des Leonardo Bachelot : ils perdent des clients à chaque fois qu’ils ouvrent la bouche.



Une étude de la Harvard Business School a démontré que 95% des décisions d’achat sont inconscientes et émotionnelles.

Une autre de l'UCLA affirme que 38% de l’impact d’un message provient de la voix (timbre, rythme, intonation).

Une dernière pour aller vers le point central de cet article : Selon OpinionWay, 82% des salariés jugent la capacité de communication de leur dirigeant aussi importante que ses compétences techniques.

J’oserais dire, pour la blague, que les 18% restants sont ceux qui, de base, n’écoutent pas leurs dirigeants.



Il n’y a rien de plus intime que la voix, elle dit tout de nous.

C’est très difficile de mentir à l’autre ou à soi-même avec la voix…



Notre voix est comme un détecteur de mensonges redoutable. Et en affaires, tout se joue souvent dans les premières secondes.



« Ce que vous êtes parle si fort que je n'entends pas ce que vous dites. » – Ralph Waldo Emerson
Dès l'instant où vous ouvrez la bouche, la partie est lancée : ce que vous dites, la façon dont vous le dites, et le tempo que vous choisissez ont un impact immédiat.



Si vous entamez un échange avec un discours robotique, une respiration bloquée par le stress, ou une intonation qui sonne faux, votre prospect ne s'en rendra peut-être pas compte consciemment. Mais son cerveau reptilien, lui, va capter cette dissonance à la seconde : « Alerte, il y a un truc qui cloche, Leonardo Bachelot me parle! »

 

C'est souvent là, à cet instant précis, que la confiance s'effrite.

Et ce simple décalage peut vous coûter très cher : il vous coûte un client.



L’erreur classique, c’est de croire qu’il faut se fabriquer une posture pour convaincre.

Travailler sa prise de parole, ce n’est pas enfiler un masque de vendeur.

C’est tout le contraire.

C’est faire sauter toutes les couches de crispation pour que la voix (voie) soit libre, et qu'enfin, face à l'autre, mon être crie la vérité de mon message.



Pour conclure, je vous laisse méditer sur cette pensée qui résume parfaitement toute la puissance de l'art oratoire :

« Les gens oublieront ce que vous avez dit, ils oublieront ce que vous avez fait, mais ils n'oublieront jamais ce que vous leur avez fait ressentir. » – Maya Angelou


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